La FSU dénonce une politique qui « affaiblit durablement » les services publics et les agents
Le gouvernement a tranché. Pour 2026, aucune mesure générale de revalorisation salariale ne sera accordée aux agents de la fonction publique. Une décision confirmée sans ambiguïté, qui devrait s’inscrire dans la durée, l’exécutif évoquant déjà une continuité en 2027. Une perspective qui suscite une vive réaction du côté des organisations syndicales.
Pour la FSU, ce choix s’apparente à un signal négatif adressé à l’ensemble des agents publics. Le syndicat y voit une décision « froide », qui vient aggraver une situation déjà fragile. Depuis plusieurs années, les difficultés de recrutement se multiplient dans de nombreux secteurs du service public. Pour ses représentants, le gel des rémunérations ne peut qu’accentuer ce phénomène.
Au-delà de la question salariale, c’est un sentiment plus global de manque de reconnaissance qui est pointé. Les agents, engagés au quotidien dans leurs missions, se voient selon la FSU privés de tout soutien concret. Dans le même temps, certaines mesures récentes sont perçues comme une remise en cause de leurs droits, notamment autour des autorisations spéciales d’absence pour motifs familiaux ou de l’accès au temps partiel thérapeutique.
Le syndicat évoque également une succession de décisions qui, mises bout à bout, dessinent une orientation préoccupante. La baisse de 10 % de la rémunération en cas de congé maladie est notamment citée comme un exemple marquant. Pour la FSU, ces choix touchent en priorité les agents les plus fragiles et contribuent à renforcer des inégalités déjà existantes, en particulier entre les femmes et les hommes, largement représentées dans la fonction publique.
Dans un contexte international incertain, les inquiétudes se renforcent. Les tensions au Moyen-Orient et leurs conséquences économiques potentielles font craindre une nouvelle poussée inflationniste. Une situation qui, selon le syndicat, rend d’autant plus nécessaire le maintien de services publics solides, capables d’accompagner les populations les plus exposées.
La FSU inscrit également son analyse dans le climat politique actuel. Elle alerte sur la progression des idées d’extrême droite et sur les tensions sociales qui traversent le pays. Pour en sortir, le syndicat plaide pour des mesures d’urgence, notamment en faveur du renforcement des services publics et d’une politique éducative ambitieuse.
Au cœur de ces revendications, une idée revient avec insistance : la nécessité de reconnaître celles et ceux qui font vivre le service public. Pour la FSU, cette reconnaissance passe d’abord par des mesures salariales immédiates. Faute de quoi, prévient-elle, le risque est de voir se creuser encore davantage le fossé entre les attentes des agents et les choix politiques.
Le message est clair : face à une situation jugée critique, le syndicat affirme sa détermination à poursuivre la mobilisation « tant qu’il le faudra ».